
Pour aller un peu plus loin
Voici un bref résumé de l’histoire de nos communes… Ceux qui voudront y porter leur contribution seront les bienvenus…
Brousse le Château
Saint Victor et Melvieu
Lestrade et Thouëls
Un village aux multiples attraits dans un cadre de verdure, inondé de soleil.
L'histoire connue de Saint-Rome-de-Tarn remonte au 5ème siècle, lors de l'évangélisation du Rouergue par Saint-Amans, prélat de Rodez. Au Xème siècle, la population doit, pour soutenir les assauts des envahissuers, construire un château fort dit de la "Tour Grosse" des remparts dont il subsiste actuellement une série de portes fortifiées. Le vestiges du pont du 11ème siècle sont en partie visibles de nos jours. Ruiné lors des guerres de religion du XVIème siècle, le bourg est peu à peu reconstruit, gardant ses enceintes fortifiées mais s'ouvrant sur les faubourgs (barrys) où logeait tout un petit peuple d'artisans, tandis que le centre ville était pratiquement réservé à la noblesse, au clergé et aux notables. Sous la révolution, Saint-Rome prit un temps le nom de "Pont-Libre". C'est dans cette période que naquit Denis Auguste Affre (27 septembre 1793), élu archevêque de Paris en 1840. il fut tué lors de la révolution de 1848 sur les barricades où il était allé porter des paroles de paix. implanté au flanc des côteaux de "Crames" et des "Espeyrières", le village bénéficie d'un micro-climat méditerranéen permettant la culture de la vigne (autrefois sa principale ressource) et des arbres fruitiers. L'ensoleillement y est important. Il n'y pleut en moyenne que 80 jours par an.
L'église détruite lors des guerres de religion (1568), a été reconstruite en 1734.
La place de l'église avec l'ancien prieuré des moines de l'abbaye de Conques.
L'ensemble des rues médiévales avec logis à tourelles, fenêtres à meneaux, et portes fortifiées.
La maison nantale de Denis Affre (archevêque de Paris).
La place de la Poudrière, son panorama sur le Tarn et les hortes (jardins) avec leur système d'irrigation.
Le Tarn étale à ses pieds un bassin
large et pittoresque, avant de s'enfoncer dans le défilé des "Raspes"
site sauvage où a été aménagé le barrage de Pinet.
La cascade des Baumes (point de vue depuis la route du Viala-du-Tarn D.73)
Un plan d'eau véritable pôle d'attraction estival sur lequel peuvent être pratiquées des activités nautiques.
Le bourg fortifié d'Auriac à 2min de St-Rome-de-Tarn, avec les vestiges
de châteaux féodaux (privés), maisons restaurées, le tout avec vue sur
le Tarn.
Le hameau de Mazéga, repaire fortifié.
Sur le plateau
dominant Saint-Rome les fermes ou bourgades de Foncouverte, Saint
Clément, les nombreux dolmens tels que ceux de Tiergues ou Foncouverte,
les cimetières wisigoths de Pinsac près des Costes Gozon.
Au creux des Raspes, Ayssènes est construit sur un promontoire rocheux dominant le Tarn. Roc Saint Jean, Roc de Cambras, Roc du Cavalier chaos de peirre et d'eau parcourus par de pittoresques sentiers.
Télécharger le guide pratique de la commune
Du début de l'ère Chrétienne à nos jours.
Au V e siècle, nous trouvons déjà des traces de colonies romaines dans
notre région. Vers 1880 en égalisant la place devant la nouvelle église
en construction, on découvrit trois tombeaux gallo-Romains. Dès cette
période, un fortin existait sur le Roc St Jean, probablement, succédant
à un « oppidum » romain, où quelques légionnaires tenaient garnison
pour veiller à la sûreté des gués du Tarn.
Ce à quoi devait à peu près ressembler le château d'Ayssènes.
Sous Charlemagne « EYSENA » était une des plus grandes vigueries (1) du Rouergue, elle s'étendait sur les territoires du Truel, Pinet et sur la montagne jusqu'à Bouloc, les Canabières et la Besse. Les viguiers, sous les ordres du comte de Rodez étaient chargés de lever des impôts, de recruter l'armée et de rendre justice.
La tradition dans le pays dit qu'il y avait jusqu'à huit mille habitants. L'importance venait probablement de la situation du château difficile à prendre. En effet, les historiens en évoquant ce dernier le qualifient de « place forte de commandement sur une montagne inaccessible ». À ces époques, les habitants se regroupaient autour d'un édifice sûr, pouvant les protéger face aux différentes invasions.
Au XII e siècle nous retrouvons des écrits mentionnant en 1135 le château « d'EYSENA » propriété du vicomte d'Albi qui tenait la terre du comte de Rodez. Durant la première moitié du siècle, la moitié de la seigneurie appartenait à la famille « De Caylus » (St Affrique) indivise avec Broquiès.
Au XIII e siècle, la moitié de la seigneurie appartenant aux De Caylus passa au comte de Rodez ce qui donna naissance en 1271 à un vicomté lui appartenant qui comprenait le château du Roc St Jean, la moitié ouest d'Ayssènes, la paroisse de Saint-Rémy (la partie nord de l'actuelle commune du Truel). L'autre moitié du village, Vabrette et Coupiaguet demeura à la seigneurie de Broquiès. Dans Ayssènes, la grand rue faisait limite, d'où plus tard, deux communes : Ayssène - Broquiès et Ayssènes - La Besse.
Au XIV et XV e siècle, le vicomte d'Ayssènes - la Besse , comte de Rodez n'y venait que très rarement, il entretenait au château une garnison sous les ordres d'un capitaine. La comtesse Cécile fonda une chapelle en 1312 dédié à St Jean l'évangéliste. Le roi Charles VII fut de passage à Ayssènes le 13 mai 1347, il était en tournée dans le Languedoc pour organiser la lutte contre les brigands qui pillaient notre région. Durant cette période la famille de Combret régnait sur la seigneurie d'Ayssènes - Broquiès.
Vers 1445 Brenguier de Calmont construit la maison forte du Pouget et y vécu noblement et à la façon des nobles il fonda une chapelle dans l'église d'Ayssènes. En 1479 naissance de Eugène Salvanh architecte d'édifices religieux et notamment du clocher de la cathédrale de Rodez.
Le XVI e siècle à été marqué par les guerres de religions, la région d'Ayssènes ne fût pas épargné et la population de gré ou de force se convertis au protestantisme comme leur seigneur. En 1586 l'amiral de Joyeuse, beau-frère du roi Henri III, fut envoyé pour réduire les protestants du Rouergue. Il arriva à Ayssènes avec une armée de 10000 hommes et une dizaine de canons.
Le 29 octobre 1586 après avoir subi plusieurs revers et essuyé de nombreuses pertes, il mesurait l'ampleur de la tâche pour prendre le fort. Nous reprenons ci-dessous la fin de la lettre qu'il écrivit au roi de France le soir d'avant le siège.
« Cependant sire, le dit d'Hautpoul (un de ses adjoints) vous pourra dire en quel lieu et quel estat il m'a trouvé, pour attaquer une place en ces montagnes du plus étrange accès que je crois qu'il y ait au monde. J'espère toutefois en avoir la raison et en sortir, combien que l'on me menace fort que les ennemis nous y veulent venir voir.
Au camp devant Essayne, le XXIX jour d'octobre 1586 Votre très humble.Anne de Joyeuse.
Le siège dura 6 jours, sans succès, le 6 novembre au matin les habitants du village réfugiés dans le château et les hommes de la garnison, avaient quittés les lieux dans la nuit pour se cacher dans les bois de nos montagnes. L'armée du Duc battant retraite fut harcelée par les soldats de la garnison et une bataille se déroula entre le Planol et St Victor, une cinquantaine de chevaux furent capturés et quelques hommes tués.
Au XVII e siècle, ce fut une succession de prises et de reprises du château par les différents antagonistes catholiques et protestants. Richelieu ayant ordonné le démantèlement de ces places fortes, il fut définitivement détruit en 1629.
En 1650 l'actuel presbytère fût acheté à « Messire de la Fargue » pour y loger le curé, ses deux vicaires et son clerc. Au cours du siècle, la terre d'Ayssènes - La Besse appartenait au comte de Rodez et fût annexée à la couronne royale.
Au XVIII e siècle, la révolution de 1789 ayant amené le chute de la royauté et l'abolition des privilèges, la nouvelle administration mit en place les communes et c'est ainsi que la seigneurie d'Ayssènes - Broquiès et le vicomté d'Ayssènes - La Besse ne formèrent qu'une seule et même commune avec le Truel. Le dernier propriétaire de la seigneurie d'Ayssènes était Lenormand d'Ayssènes, il possédait également l'hôtel particulier de Rodez ou siège actuellement la préfecture et le conseil général. En l'an II de la République (1793) suite à une décision de la convention, les clochers des 4 églises de notre commune furent démantelés.
Au XIX e , ce siècle, avec l'attribution des terres en pleine propriété aux paysans, permis le développement agricole de notre région, les terres furent défrichées et tous les lopins de terre cultivés. La population s'accru pour atteindre plus de 1000 habitants et en 1875 la commune obtiendra son indépendance telle qu'elle est aujourd'hui. L'actuelle église dont la construction débuta en 1891 remplaça l'ancienne église datant probablement du IX ème ou X ème siècle, sa position perpendiculaire à l'actuelle obstruait l'entrée du village et elle était en mauvais état sans son cloché démantelé à la fin du siècle précedent.
L'église de Saint Rémy menaçant de s'effondrer fût interdite en 1867 par arrêté conjoint du Préfet et de l'évêque. Après d'âpres discussions entre les partisans de Costecalde et de St Rémy, le Préfet de l'Aveyron prendra l'arrêté autorisant la construction de la nouvelle église de St Rémy qui débutera en 1874 et s'achèvera en 1881. L'église de Vabrette a été reconstruite vers 1840 sur l'emplacement de l'ancienne. L'actuelle église de Coupiaguet à été construite à la fin du XIX e siècle.
Le XX e siècle sera marqué dans sa première moitié par un lourd tribu de notre commune aux deux conflits mondiaux : 61 soldats ne revinrent pas du front, soit près de 10 % de la population. Pendant la deuxième moitié du siècle, nos paroisses subiront l'exode rural, conséquence de l'industrialisation et de la mécanisation agricole. Il ne reste plus aujourd'hui de 250 résidents à l'année dans la commune d'Ayssènes, mais fort heureusement, le nombre de résidences secondaires est en constante augmentation ce qui triple la population en période de vacances.
La randonnée pédestre :
Au départ d'Ayssènes :
Sur la commune d'Ayssènes :
Elle se pratique tout le long du Tarn, aussi bien en amont qu'en aval de la commune d'Ayssènes. Cependant il faut faire très attention car la portion du Tarn contenue sur la commune se trouve exactement entre deux barages hydro-électriques EDF. Les crues et décrues peuvent y être violentes et soudaines. Il est donc déconseillé de pécher à proximité des deux barrages. Dans tous les cas, soyez vigilants à la signalisation mise en place aux abords de la rivière. Préférez en aval la retenue de Pinet (cf. : Commune du Viala du Tarn et de Saint Rome de Tarn) ou bien la retenue de la Jourdanie (cf. : Commune de Le Truel et de Broquiès).
Variétés : carnassiers, carpes, blancs, ...
Points de vente d'articles et de permis de pêche : Snack-Bar du Languedoc, camping de la Cascade et épicerie à St Rome de Tarn et au multiservices Le Grahouly au Truel.
À ne pas manquer :
Le Belvédère du Roc St Jean
aménagé récemment pour que vous puissiez profiter un maximum de la
superbe vue offerte. Pour vous y rendre, entrez dans le village et
garez vous sur la place de la Mairie , cheminez ensuite à votre gré,
des panneaux explicatifs et directionnels vous y mèneront sans
difficulté. L'église Saint Amans de Coupiaguet (le petit Coupiac)
construite vers 1892 renferme un tableau du XVIII e siècle représentant
la Sainte Famille. L'église Saint-Rémy-d'Ayssènes construite vers
1874-77, ce fût une annexe d'Ayssènes. L'église de Sainte-Blaise ou de
la Purification de Notre-Dame à Vabrette . Jadis annexe d'Ayssènes,
l'édifice a été reconstruit vers 1840. Au moment de l'occupation
d'Ayssènes par les protestants, Vabrette fut pour les catholiques leur
paroisse principale.
La Maison de la Châtaigne et des arts religieux : ludique et visuel, partez à la découverte de l'arbre à pain et de son fruit. Sur 140 m2 vous suivrez tous les cycles de la maturité du fruit jusqu'à sa transformation et 40m2 d'exposition dédiée à l'art religieux dans nos compagnes, dont deux chasubles classés Momument Historique complète ce site.
À découvrir prochainement :
Le Parc Eolien d'Ayssènes - Le Truel
(1)Territoire de la province administré par un viguier.
Village fleuri ayant gagné de nombreux prix
tant au niveau départemental que régional. Il possède une ancienne
prote fortifiée ainsi qu'un église XVIIème siècle de style gothique
flamboyant en visite libre et panneaux explicatifs sur les vitraux.
Vignole VDQS, plan d'eau, pêche, base de canöe kayak au Pont du Navech.
L'histoire du village vous sera expliquée sur des panneaux
pédagogiques. Non lon de là, à Costrix, vous découvrirez un retable
XVIIème siècle ainsi qu'un chapiteau d'époque pré-romane.
Du Néolithique à nos jours....
PLONGEE DANS L’HISTOIRE.
Sans vouloir remonter trop loin on sait que notre région fut habitée
dès le Néolithique par les peuplades de la préhistoire. Des vestiges le
prouvent : statue-menhir de la Coste (Broquiès, environ 3000 ans avant
notre ère), menhir couché de Peyrelevade, collecte d’objets en pierre
taillée, terre cuite, céramiques, découverts lors de prospections sur
les berges du lac de Pareloup lors de la vidange de 1993.
C’était l’époque des premières sociétés agro-pastorales et il est donc
vraisemblable que des agriculteurs-pasteurs vivaient sur les plateaux
et les coteaux entourant Broquiès.
Plus tard (environ 1000 ans avant notre ère) les Celtes créent la
civilisation du fer et descendent vers le sud faisant souche en
Rouergue : Broquiès est tiré de la racine celtique « broccos » qui veut
dire « lieu broussailleux. Il faudra attendre néanmoins l’avènement des
Carolingiens pour entendre parler de Broquiès comme étant le siège
d’une viguerie carolingienne sous les ordres du Comte de Rodez, puis
d’une vicomté : c’est à cette date que se trouve vraiment fondé le
village dans les années 800.
Cinq familles occupèrent successivement la Seigneurie de Broquiès.
1-AU XIème SIECLE : FROTARD COMTE D’AYSSENES ET SEIGNEUR DE BROQUIES.
C’est le plus ancien Seigneur dont le nom soit connu. Il naquit vers
1070, issu de la famille des Comtes de Toulouse et des Vicomtes d’Albi
et Nîmes. C’est à partir de cette époque moyenâgeuse que furent
construits le château et les fortifications qui faisaient corps : on en
trouve mention dans des écrits de 1135 à 1404. Il se situait à l’entrée
de la rue qui descend vers l’église, englobant celle-ci dans ses
murailles, l’ancien couvent et les maisons bordant la rue. Il n’en
subsiste que quelques fenêtres à meneaux et une salle en pierre de
taille et voûte en ogive. C’était alors une forteresse entourée de murs
et de fossés : à l’intérieur se trouvaient des maisons qui subsistent
encore et aussi le château de la famille De Guibal.
2-DU XIIème AU XVIIème SIECLE : LA FAMILLE DE COMBRET.
En 1275 Guillaume De Combret fut le 1er Seigneur de Broquiès de ce nom.
Cette famille était l’une des plus anciennes et des plus puissantes
familles seigneuriales du Vabrais : elle joua un rôle dans le Rouergue
et le Gévaudan jusqu’au XVII ème siècle.
En 1339 on note l’existence d’un passage et d’un bac sur le Tarn.
En 1365 on note la construction d’une tour fortifiée par les habitants après autorisation de Jean, Comte d’Armagnac.
Vers 1375, les Routiers, soldats pillards, étendirent leurs ravages
rançonnant les localités alentours et Broquiès également, comme déjà en
1347. Ces bandes ne disparurent du Rouergue qu’en 1391.
C’est sous cette famille , en 1453, qu’on trouve mention du chœur de
l’église que l’évêque Guillaume De La Tour ordonne de reconstruire en 3
ans, mais sa continuation qui aboutira à l’église actuelle date des
années 1629 à 1640 (voir chapitre église).
Vers 1551, le protestantisme, embrassé surtout par les Seigneurs, et
Guion De Combret en 1561, s’implante dans le Rouergue avec la
conséquence qui en découle : les Guerres de religion. Broquiès aurait
même eu son Temple. Le fort fut pris sur les protestants par le Duc De
Joyeuse le 8-11-1586, mais en 1588 les protestants avaient repris les
localités perdues, dont notre village.
Eléonore De Combret, farouche huguenote, dame De Broquiès, épousa le
3-09-1597, Samuel d’Arpajon et c’est ainsi que, par son mariage,
Broquiès passa à la famille d’Arpajon à cette date.
3-LES D’ARPAJON.
Samuel et Eléonore eurent 4 fils dont Charles Jacob, marié à sa cousine
germaine Rose Françoise d’Arpajon le 4-09-1624, fille de Jean V. Leur
fille unique, prénommée elle aussi Eléonore, épousa le
8-09-1656 Jacques De Loubens-Verdalle, lui apportant tous les biens de
sa maison dont la Seigneurie de Broquiès. Cette famille connut les
Guerres de Religion dont la fin se situe chez nous avec la paix signée
entre le Duc De Rohan et le roi le 27-06-1628, guerres pendant
lesquelles la population souffrit la misère, la peste, la famine. Sous
cette famille on trouve mention d’un pont provisoire sur le Tarn
construit par Condé en 1628 pour faire passer son infanterie, mais le
pont définitif date de 1865, rebâti en partie en 1983 suite à la
violente crûe de 1982.
4-LES LOUBENS-VERDALLE.
Charles Louis, fils de Jacques, marié le 12-11-1698, mourut sans
enfants le 17-08-1711, et en vertu des substitutions en vigueur tous
les biens de sa maison des Loubens, dont la Seigneurie de Broquiès,
passèrent à Claude Buisson, fils de sa sœur Marie-Anne.
5-LES DE BUISSON DE BOURNAZEL.
Claude Buisson se maria 2 fois et eût de sa 1ère épouse, Camille, un
fils Jean, Comte De Bournazel, né le 17-10-1736, qui épousa en 1ère
noce Catherine Riquet qui mourut sans lui laisser de descendance. En
2ème noce, Jean épousa Anne Dorothée De Comminges dont il n’eût pas de
postérité non plus. Mais il fit de cette seconde épouse son héritière
et ce fut la dernière Seigneuresse de Broquiès. On ignore ce qu’elle
devint pendant la tourmente révolutionnaire jusqu’à laquelle ce XVIII
ème siècle fut tranquille dans notre pays, « chacun vivant à l’ombre de
sa vigne et de son figuier ».
En 1790 Broquiès est érigé en chef-lieu de canton, mais supprimé par la
loi du 8 février an IX (1801) et rattaché à St-Rome-de-Tarn, et, comme
partout en France nos prêtres durent choisir la clandestinité … ou se
soumettre. Le château fut pillé le 13-09-1792 par des brigands venus de
Camarès, ne laissant rien des remparts sauf la porte sud appelée
« porche » qui existe encore et où l’on peut voir sur la façade aval
les armoiries du village « un lion léopardé ». Les biens de Broquiès
furent alors divisés et vendus à des particuliers.
6-AUTRE FAMILLE NOBLE : LES DE GUIBAL.
Dès 1212 nous trouvons l’existence d’une famille De Guibal qui habita
longtemps Broquiès où elle avait un château fortifié, mais aucun
document ni vestige n’indique avec certitude ni précision sa situation.
Néanmoins De Guibal avait des droits dans Broquiès même, dont celui
d’exercer la justice, mais n’était pas considéré comme Seigneur du
lieu. C’était une famille très riche, mais comme pour les autres nobles
de la contrée les Guerres de Religion furent fatales à cette famille
passée au protestantisme.
7-DE 1800 A NOS JOURS.
Après 1800 c’est la pleine propriété concédée aux paysans et le
développement agricole s’accroît avec le défrichement progressif et la
culture des terres. Les habitants sont actifs et tirent de leurs sols
tout ce qu’il est possible : vin, noix, fruits, céréales sur les
plateaux. La pêche fournit en quantité anguilles, truites et autres
poissons. Toutes ces productions commencent aussi à faire l’objet de
troc avec les populations de « la montagne ». L’évolution démographique
se poursuit et la population de la commune atteint son maximum en 1886
avec 2067 habitants. L’évolution des mentalités et des techniques
favorise aussi l’émigration à Paris, aux Amériques, dans les colonies.
Vers 1900 c’est l’électricité qui s’implante dans la vallée. Après la
guerre de 1939 on ne comptera plus que 1316 habitants alors que 34
corps de métiers existaient. La production ovine pour Roquefort
s’intensifie. Broquiès est encore un pays de vignobles.
En 1853 a été fondé un collège communal dirigé par les Frères du
Sacré-Cœur. Cette institution réputée a accueilli en 1910, 96 garçons
de la paroisse et 49 pensionnaires des départements voisins. En 1905 il
devint école libre et le resta jusqu’à sa fermeture en 1960. passé un
temps aux mains de « La vallée de l’Amitié » pour en faire des gîtes
ruraux qui ne virent jamais le jour, la mairie le racheta en 1973 pour
construire sur son emplacement, après démolition, la nouvelle et
actuelle gendarmerie.
Malheureusement les conflits de ce XX ème siècle (y compris les
colonies) gardèrent 137 soldats et ensuite l’exode rural accentua le
dépeuplement de notre commune qui n’a plus aujourd’hui que 700
habitants bien que les efforts faits depuis quelques années pour
limiter cet exode commencent à porter leurs fruits.
8-L’EGLISE.
L’église actuelle a été construite entre 1629 et 1637, dans le style
gothique flamboyant quoique de la période Renaissance, à l’emplacement
de l’ancienne qui était étroite, basse et très obscure : les clés de
voûte en portent les dates. C’est Joan Fabier, maître maçon à Broquiès
qui en fut chargé. Elle est remarquable par sa voûte d’ogives, ses
vitraux, sa magnifique rosace, ses boiseries, son autel, la chaire qui
l’ornent. Ces sculptures font preuve « d’un travail soigné et élégant
qui a du exiger des ouvriers habiles ». Tout le pavement de l’intérieur
et les peintures ont été refaits en 1997. L’ensemble fait de notre
église, d’après un spécialiste de l’art sacré, « une des plus belles de
l’Aveyron ». Actuellement des panneaux pédagogiques forts bien faits,
complétant ceux qui sont disséminés dans le village, permettent une
découverte de l’édifice avec l’explication de la symbolique de
l’ensemble.
J.CHAPER, d’après archives paroissiales.
Au confluent de deux rivières, un village médiéval parmi les "Plus Beaux Villages de France".
Les ruelles étroites et pavées mènent à de nombreuses maisons de caractère. Par le pont gothique qui enjambe l'Alrance, on accède au château féodal (XI-XVIème siècles) construit sur un éperon rocheux par les Comtes de Rouergue et de Toulouse, au confluent du Tarn et de l'Alrance. Pendant près de 500 ans, le château est la propriété de la riche famille des Arpajon. A proximité, on peut visiter l'Oratoire du cimetière, l'Eglise Sain-Jacques-le-Majeur avec son clocher fortifié (XVème siècle), La Tombe de Loiseleur de Longchamps (XVVIIème siècle) au cimetière de l'eglise Saint-Cyrice ainsi que l'Eglise Saint-Martin.
De nombreux sentiers de randonnée sont à votre disposition. Les amateurs de pêche pourront s'adonner à leur loisir car la rivière Tarn est poissonneuse.
Ruines du château et de la chapelle de Gozon avec des point de vue remarquables et table d'orientation.
Près de Pinsac, site du Mas Viel : sarcophages et vestiges d'un habitat
préhistorique. Un sentier de randonnée balisé permet de voir l'ensemble
des sites. Ferronnerie d'art et exposition permanente.
Selon les études et les fouilles faites par M. et Mme Cabannes, instituteurs aux Costes Gozon pendant de nombreuses années, et archéologues reconnus, le plateau a été habité notamment à Pinsac depuis le Paléolithique (40 000 avant notre ère, et a été plus ou moins occupé depuis : habitats anciens du Sabel près de Pinsac, de nombreux dolmens, tombes rupestres, sarcophages sont encore là pour l'attester.
Le sol de la commune est varié et comporte pour à peu près des surfaces égales, trois sortes de terrains : du terrain argileux dont certaines parcelles cultivées sont en forte pente, du causse caillouteux mais qui a bien supporté la mécanisation étant plus plat, et la partie centrale autour du village, Pinsac, Varraillous, Sans Corps, du terrain sablonneux plus propice aux cultures vivrières à la période. Ce qui pourrait expliquer la concentration de la population dans ces villages aux siècles passés.
Le Château dit de Gozon, situé sur un piton rocheux, à peu de distance du village existait en 942, ce qu'atteste une donation par le seigneur du lieu, à l'Abbaye de Vabres à cette date-là.
La famille Gozon était à l'époque une famille fort influente dans la région et à la ville de Millau, dont un de ses membres en était le consul. On retrouve aussi un conseiller portant le nom de Gozon à la cour de Hongrie. Un des fils, Dieudonné de Gozon, passé dans les ordres ; comme il était courant à cette époque-là pour les cadets des familles nobles ; s'illustra en débarrassant l'île de Rodhes d'un dragon (ou gros crocodile), bête redoutable à une période ou n'existait pas les armes à feu (1342), après avoir dressé ses chiens et son cheval à la grotte dite depuis « grotte des dragonnières » près du village. Quelques années plus tard, en 1346, il fut nommé Grand Maître des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem et le demeura jusqu'à sa mort en décembre 1353 après s'être illustré dans de grandes batailles contre les Turcs.
En 1323, le seigneur de Gozon acheta Mélac, près de Saint Rome de Cernon à Géraud d'Armagnac et y fit construire l'actuel château qui se visite encore.
Le château de Gozon n'étant plus occupé et peu défendu, fut pris vers 1365 par les « routiers » ou « anglais » ; dirigés par Aymorigot Marquès ; anciens soldats sans solde devenus brigands qui s'y fortifièrent et de là, rançonnaient et terrorisaient les alentours.
Ils en furent délogés par ruse, par le seigneur de Gozon, aidé de celui de Tournemire et leurs hommes. L'anéantissement de ses occupants fut achevé près de la ferme de la Borie Blanque ou ils firent face à leurs poursuivants après avoir fuit tout le jour, dans un champ appelé encore « champ du cimetière ».
Pour en déloger les routiers, le château fut incendié et seule la chapelle à l'écart des autres bâtiments fut épargnée et devint, avec l'église de Bourran près de Pinsac, lieu de culte du pays desservie par le vicaire de Melvieu ou un prêtre résident suivant les périodes qui résidait au Mas de Costes avant la construction de l'église. Une troisième paroisse ayant son église existait sur la commune à Saint Michel de Landesque, dans la partie la plus excentrée de la commune mais actuellement nous n'avons pas beaucoup d'information sur ses origines et son évolution au cours des ans.
En 1744 un mariage eut lieu dans une église faite au Mas des Costes, dont on ne connaît pas l'origine, un curé y fut nommé, et dès lors, le village se fit tout autour devenant centre de la paroisse attirant artisans et commerçants, ce qui amena petit à petit la fermeture de la chapelle de Gozon et de Bourran, dont nous avons perdu toute trace matérielle.
Devenue « Mont Libre » à la révolution de 1789, les biens du seigneur de Gozon furent vendus aux enchères, dont la métairie du château et les bois du château, devenus depuis : la ferme du « Bois de Gozon ».
En 1789 la paroisse devint commune, puis fut rattachée à St Rome de Tarn en 1830 jusqu'en 1852. C'est donc à cette date et sous le nom des Costes Gozon, qu'elle fut rétablie et donna ainsi le nom au village, mais ils n'étaient pas riches : pas d'équipement, les chemins à faire, la route passait à Pinsac, pas de tracé carrossable pour rejoindre la route à la Borie Blanque.
En 1864, plus de quarante filles vont à l'école libre du village. La demoiselle-institutrice menaçant de partir au regard de ses conditions de vie, le curé Vivien, en poste à l'époque proposa de donner soixante francs or par an de sa poche, plus un logement décent pour la demoiselle-institutrice, moyennant que la mairie prenne le relais dans les cinq ans, ce qui fut apparemment fait.
En 1867 le village de Saint Michel demande une école primaire de garçons, une de filles, une d'adultes et une mixte qui seront fermés en 1909, faute de locaux.
A cette date-là, aux Costes Gozon, quatre-vingt-dix élèves fréquentent l'école du village, et l'école primaire n'était pas gratuite. Elle coûtait deux francs la « moisée », onze francs pour l'année. La mairie ne pouvant en assurer la gratuité, vu ses trop faibles revenus.
L'église fut agrandie deux fois, en 1827 fut construit le chœur avec les pierres de la voûte de la chapelle de Gozon, et en 1845 furent construites deux chapelles et 600 fidèles la fréquentaient.
En 1865, un don substantiel permit la construction de l'actuel clocher et l'achat d'une cloche. La municipalité donna son accord pour l'abaissement de la place de l'église et le recul et la reconstruction du mur du cimetière.
Sept ans après, l'église actuelle était construite plus grande et bien plus haute que l'ancienne : soit largement à l'extérieur des murs de l'ancienne, mais au même emplacement.
La commune du truel comprend trois villages, des hameaux et de nombreuses habitations isolées.
Le village, situé à 268m d'altittude, sur les berges du Tarn, bénéficie
d'un micro-climat agréable. Son environnement naturel, ses nombreux
panoramas (Le Bousquet, La Romiguière) en font uun lieu privilégié
d'accueil pour vacanciers. La piscine ou la base de loisirs tout
confort séduirons petits et grands.
Usine hydro-électrique du Pouget.
Chapelles Saint-Cyrice d'Ifernet
et Saint- Etienne
Deux villages, une commune.
La commune de St Victor & Melvieu se situe au centre est du canton
de St Rome de Tarn. Elle est entourée des communes de Le Truel à
l'ouest, du Viala du Tarn à l'est, des Costes Gozon au sud et
d'Ayssènes au nord. Elle présente un dénivelé de plus de 400m pour une
superficie totale d'environ 18 km 2 . La commune se compose de deux
villages distants de 3 km . Chacun possède son église, son école, son
bureau de poste (alternatif) mais il n'y a qu'une seule mairie pour les
deux villages. L'activité économique de cette commune est
principalement tournée vers le secteur tertiaire. L'agriculture et
l'élevage en sont les principales ressources, suivies de très près par
le secteur primaire avec l'activité touristique en tête.
La commune fait partie du territoire du Parc Naturel Régional des Grands Causses.
Un petit village caussenard dont la rue principale vous conduira sur une place chargée d'histoire. Ouverte au public, cette rour carrée vous offrira une vue panoramique sur des paysages exceptionnels.
L'escapade des Raspes
vous emmène durant 45 minutes au royaume de l'art byzantin au travers
du commentaire de l'église St-Victor, recouverte de fresques dans son
intégralité.
L'artiste : Nicolaï Grechny, un des plus grands fresquistes
contemporains, un maître de l'art byzantin, vous présente son chef
d'oeuvre : "la chapelle sixtine rouergate".
Il vous propose, vous fascine, vous invite au voyage et à la méditation.
Son génie et sa spiritualité font de cet artiste un élément majeur e cet art. Visites libres ou gratuites.
A proximité du village, une petite route vous conduira sur la
magnifique site de Notre Dame du Désert : le "balcon des Raspes", site
naturel et grandiose.
C'est à bord d'un petit train que l'escapade des Raspes vous propose de
découvrir son pays. Une promenade de 55 minutes sur le sentier des
pierres qui chantent, ses contes et ses légendes, au travers de décors
sauvages.
A proximité
Départ de chemins de
randonnées VTT ou pédestres qui vous emmeneront au coeur des Raspes. La
diversité de la flore, de la faune et de nombreux lieux mythiques
composent un tableau de choix.
Dans ces deux villages, vous trouverez des équipements de loisirs tels
que terrains de tennis et pétanque ainsi que des aires de jeux pour
enfants.
Les pêcheurs pourront satisfaire leur passion dans les nombreux cours d'eau et sur les plans d'eau du Pinet et du Truel.
http://membres.lycos.fr/victormelvieu/
Maisons anciennes, tour de l'horloge,
ancienne porte fortifiée, point de vue de la chapelle St-Etienne.
Village pittoresque du Minier. Maisons du XIIIème et du XIVème siècle.
En haut du village, le site des Cabanettes dévoile un habitat troglodyte.
Visitez le hameau du Minier, qui a conservé de sa sa richesse passée
une fière allure. L'argent issu de ces mines était utilisé pour frapper
la monnaie de Rodez. découvrez aussi la cheminée en "Lanterne des
morts" (edifice dans lequel on plaçait une lanterne allumée pour guider
les morts), rare en Rouergue.
Au Mas de la Nauq, prenez le bateau mouche le Héron des Raspes qui vous
fera découvrir cette partie du Tarn. Profitez de la plage surveillée en
saison, du terrain de volley, vous pouvez même louer des canöes.
Suivez la route des deux aires qui vous mène au Belvédère des Raspes pour profiter d'un point de vue magnifique.


Syndicat d’initiatives des Raspes du Tarn
Maison à colombages - Rue des Hortes -
12430 Le Truel - Aveyron - Midi-Pyrénées - France
Tél/Fax. 05.65.62.54.92 - E-mail :
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